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5
mars
2008
.: Carnet du jour - 05/03/08

- Personne ne réagit ?

J’avais relevé la phrase je ne sais où, sans la noter pour autant. Je m’étonne que, dans un sens où dans l’autre, ce soit le silence total …

Bernard Van Craeynest, président de la CFE-CGC, a déclaré ceci sur Public Sénat, qui est repris dans le journal Libération du mardi 4 mars : "Pourquoi ne pas s’intéresser à certains parlementaires dont chacun sait que, pendant des années, ils présentaient des amendements qui leur avaient été soigneusement rédigés par l’UIMM?" La phrase est terrible. Et elle dit bien l’état de notre culture collective. Voilà un dirigeant syndical qui présente comme une évidence l’achat par une organisation patronale d’amendements parlementaires. Convaincre et faire du lobbying est une chose. Payer pour modifier le contenu de la loi en est une autre. La marge doit être nommée : corruption, ni plus ni moins, et quand il s’agit de corruption d’élus de la République, alors le scandale est à son maximum.

Observons bien la situation. Le président de la CGC a dit cela. Quelles réactions a-t-on enregistrés ? Aucune. Pourquoi ? Pourquoi accepte-t-on des accusations d’une telle gravité sans réagir ? Que veut-il dire ? A qui pense-t-il ? A-t-il des exemples précis en tête ? Accuse-t-il en l’air ou bien parle-t-il en ayant à l’esprit des sujets concrets ?

Jean Michel Apathie : La morale en République et la franchise au gouvernement 05/03

- Honnêteté municipale

Bertrand Delanoë déclare partout qu’il n’est “candidat à rien”, encore aujourd’hui sur iTV. Qu’on ne peut pas prévoir l’avenir. Qu’il ne pense pas au poste de premier secrétaire du PS, car il est tout entier dans la campagne municipale.

Il critique en parallèle le Modem pour les ambiguités qu’il lui trouve à Paris (pas la peine de parler de l’UMP, ils n’ont pas besoin qu’on les critiques), et appelle de ses vœux un effort de “clarification” et "d’honnêteté”.

Soit. Mais dans ce cas, pourquoi ne commence-t-il pas par lui même, en faisant cette clarification nécessaire. Aucun journaliste ne le lui a demandé, qu’il prenne donc l’initiative de dire : “En aucun cas, je ne serai Premier Secrétaire du PS dans les six ans à venir”.

Voilà une attitude qui l’honorerait, à appliquer à lui même ce qu’il réclame aux autres ; puisqu’il dit croire à la valeur de l’exemple.

- Ah, mon Dieu, pour l’instant

Bon bien sûr on peut se consoler en se disant qu’il n’en a plus que pour quelques mois maximum à être baisable, vu que les jeunes Anglais ne sont sexy que pendant un an ou deux, après, ils se retransforment en Anglais normaux, mais pour l’instant…
Ah, mon Dieu, pour l’instant …

Ne pas déranger : Post naze de bogossitude


27
octobre
2007
.: Sarko lit-il le blog Machin ? …

Ou bien ai-je des réflexions de (particulièrement) bon sens, hmmm ? :D

En tout cas, il est tombé sur un syndicaliste particulièrement peu impressionné par lui, en allant voir des cheminots hier soir. J’ai vu ça rapidement à la télé, dans le JT de France 2, et en ai été surpris.

Ce qui me surprend encore plus ce matin, c’est de lire dans le JDD :

“Les bonifications, les décotes, moi je pense que tout ceci ne peut s’appliquer que pour ceux qui ne sont pas déjà rentrés à la SNCF”

Et il rajoute un peu plus tard :

"On pourrait avoir un système pour les futurs entrants à la SNCF et un système pour ceux qui sont à l’intérieur de la SNCF. Ce sont des choses dont on peut discuter", a-t-il explicité. Et quand un syndicaliste lui faisait remarquer que cela consistait à introduire "un double statut", le chef de l’Etat en convenait : "Qu’est-ce que ça peut faire?"

Nouveautés, nouveautés … à tel point que les syndicats semblent ne pas savoir si c’est du lard ou du cochon, puisque cela reviendrait à résoudre le conflit en supprimant les points d’achoppement.

Bah oui, fais l’ouverture avec moi, Président, j’ai au moins 10 jours d’avance sur toi !.

Maintenant, reste juste à voir s’il s’est planté et est allé plus loin que sa pensée face à un mec qui l’a pas laissé parler, ou si enfin on commence à résoudre les problèmes sans prendre les gens pour des cons.


18
octobre
2007
.: Retraites : moi y’en a pas comprendre

Demain, c’est le grand jour pour beaucoup de monde, ceux qui feront grève, et ceux qui en pâtiront.
Moi, pendant ce temps, y’a deux / trois trucs que je ne comprends pas.

Demandez à n’importe quel spécialiste de la conduite du changement, le minimum vital pour qu’une réforme soit comprise et acceptée, c’est qu’elle soit juste.

Et là, il faut bien dire que pour l’instant ça coince … au plus haut sommet. Pour l’instant, les députés, qui seront bien chargés de voter cette loi in fine, ceux là, les Morano et consorts que le gouvernement envoie au front médiatique, les députés sont exclus de cette réforme des régimes spéciaux … normal, puisqu’ils s’en sont dégoté un il n’y a pas si longtemps.

Et ça fait à tel point mla aux entournures que même les députés du nouveau centre, qui n’en sont plus à ça-près de compromission et de retournements de veste, commencent à dire que c’est peut être un peu éxagéré.

Comment peut-on espérer qu’un salarié, même un conducteur de TGV, privilégié parmi les privilégiés (2600€), trouve normal de faire des efforts quand les députés eux-mêmes (5177€ hors conditions particulières) refusent de se l’appliquer à eux-même ?

Moi je comprends pas.

Et puis y’a autre chose qui me chiffonne.

J’essaye d’imaginer qu’il y a quelques années, je serais rentré dans une de ces entreprises concernées par les régimes spéciaux. Je serais devenu cheminot, gazier, charbonnier, … avec un salaire pas forcément mirobolant, mais une garantie de l’emploi (pas mal), et la certitude que je n’aurais que 30 ans, ou un peu plus, à travailler. Ce n’aurait pas été dans mon contrat de travail, certes, mais encore plus fort, inscrit dans un contrat social vieux de plusieurs décennies.

Et voilà que quelques années plus tard, on m’annonce que tout va changer, qu’on casse unilatéralement ce contrat social. Certes pour une raison indispensable, inévitable, tout le monde est d’accord sur ce point.

Mais là question que, là, je me pose, est la suivante : modifier le statut, pourquoi pas, mais pourquoi ne pas le faire seulement pour les futurs arrivants dans ce métier ?

Certes, cela couterait plus cher, mais me montrerait qu’on ne cherche pas à m’en**ber ; et je ne vois pas en quoi ça serait impossible, vu que cela a été fait, et plutôt bien fait, avec France Telecom il y a quelques années. Mais la paix sociale à un coût, de même que la grève, et la justice. Et il faut savoir dépenser pour investir.

Parce que si les contrats des employés existants étaient préservés, si les modifications ne s’appliquaient qu’aux futurs contrats, et si tout les efforts étaient justement répartis entre les dirigeants et les salariés, alors les syndicats ne pourraient plus mobiliser sur l’injustice, car elle n’existerait plus.

Ca, je ne le comprends pas non plus.


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