Donc aujourd’hui, première manifestation sur le sujet de l’a86. Je vais pas refaire le topo, tout est disponible ici, mais au delà de cette autoroute, c’est le principe de l’interdiction sans fondement qui est en cause, ainsi que cette p$#‹≈ d’impossibilité qu’ils ont de considérer que la moto est une voiture comme les autres. De plus en plus, inéluctablement, qu’on le veuille, regrette, ou pas.
Ce qu’il y avait d’intéressant aujourd’hui, c’était la présence pour la première fois d’un homme politique, pas trop mal placé en plus, un vice-pdt du conseil régional d’idf.
Intéressant de voir d’abord un homme politique sur notre manif, et on verra plus tard comment ça passe auprès des motards. L’homme est de gauche, mais il semble qu’il y en ait autant à droite. Simplement, lui est venu.
Et là, c’est le deuxième point. Un homme politique s’affiche ouvertement, prend le micro, répond aux journalistes, devant et avec les motards.
Certes, l’homme est motard.
Certes, on est en campagne pré-électorale, et tout le monde sait que Paris sera difficile à maintenir pour la gauche, il faut donc tout faire.
Mais quand même. Il s’est affiché avec la FFMC, avec les motards. C’est nouveau.
C’est une première depuis bien longtemps, et elle fait plaisir à voir, quel que soit son bord politique, quelles que soient ses intentions.
PS :
Une spéciale dédicace à Mr Cavret, DG de BMW Motorrad France, qui déclarait il y a peu à MotoMagazine que les clients de BMW n’avaient rien à voir ou faire avec la FFMC ![]()
C’était la semaine dernière, toujours au mondial, une discussion, en attendant que ça passe, avec un boss de l’industrie moto. On parle, de tout et de rien, comme toujours dans ces cas là.
Réagissant à l’annonce de la manifestation de dimanche prochain qui passe sur le stand de la FFMC, il me demande des précisions sur ce qui se passe avec l’A86. Je lui dresse un tableau succint de toutes les démarches entreprises depuis 36 mois, et de l’état actuel des lieux : nulle part.
Il avait bien démontré qu’il n’écoutait pas vraiment, passant son temps à regarder à droite à gauche, guettant visiblement quelqu’un qui n’arrivait pas, mais sa réponse m’a littéralement sciée : “de toute façon, c’est un peu la culture française, on commence par aller dans la rue, et ensuite seulement on discute”.
Il fallait visiblement que je prenne ça pour la FFMC, alors que je venais de lui expliquer le contraire.
Et le pire est que c’est très certainement représentatif d’un état d’esprit général : l’impossibilité d’entendre, même pas de comprendre, juste entendre que la FFMC, depuis de nombreuses années, n’est pas ce brutus qu’on aimerait croire, qui gueule avant de réfléchir, qui manifeste avant de discuter.
Il faudra bien un jour que la fédé se penche sérieusement sur cette question, comme sur la question des valeurs qui animent ceux qui la représentent.