“C’est bien beau les leçons de droits de l’Homme et les postures, entre le café de Flore et le Zénith. Mais ces postures, elles ont laissé pendant huit ans (les) malheureuses infirmières” (source)
hum … l’Elysée est entre St Germain des Prés & le Zénith, normal qu’il soit expert dans l’art des grandes leçons, des postures.
“Il n’y a pas eu "un seul Etat démocratique (qui) n’y a envoyé, qui son ministre des Affaires étrangères, qui son chef de gouvernement, qui son président"” (source)
Aller chez eux, certes. Mais les recevoir en grande pompe, dîner d’apparat à l’Elysée, les honneurs de la Garde Républicaine, réception à l’Hôtel de Lassay ?
"La défense des droits de l’Homme, ce n’est pas des pétitions de principe entre soi. Ce sont des résultats" (source)
Justement, on les attend toujours …
Edit : à lire, ou plutôt écouter, la stupéfiante interview de Mémona Hinterman sur Canal+, grand reporter à France 3, au sujet de Kadhafi.
Kadhafi a gagné : pendant 7 ans, la Libye a utilisé les infirmières bulgares comme otage dans un seul but : arriver, grâce à un gros moyen de pression, au retour de la Libye dans le giron de la communauté internationale, voire obtenir du nucléaire civil. Il y est arrivé.
Merci qui ? Merci le petit Nicolas.
Le petit Nicolas, justement, dit : il fallait sauver ces infirmières. Tous les prisonniers politiques, dissidents et libyens opprimés apprécieront. Eux restent, mais leur grand leader est reçu en grandes pompes.
C’est sûrement ce qui compte.
Le petit Nicolas, toujours lui, déclare qu’il faut pas charrier, “il a parlé des droits de l’homme” avec lui.
Ca en bouche un coin à tous les militants des droits de l’homme libyens, emprisonnés ou non.
En 1985, le général Jaruzelski, président dictateur de Pologne, était reçu en grande pompe par le président Mitterand.
La Pologne communiste de Jaruzelski n’avait pas financé de terroristes (normal, c’était le rôle de Moscou).
Elle n’avait pas non plus de programme d’armement nucléaire, abandonné ou pas.
Non, Jaruzelski n’était qu’un simple dictateur, il se contentait de faire enfermer en prison Lech Walesa et les autres principaux leaders de Solidarnösc.
A sa venue en France, le RPR de l’époque, et le petit Nicolas, alors maire de Neuilly sur Seine, criait comme des putois contre cette atteinte à la France, pays des droits de l’homme.
Aujourd’hui, ils s’écrasent, se justifient, et s’excusent.
Une chose est sûre, il n’y avait pas grand commerce à faire avec la Pologne en 1985.