Début avril 2007, Hervé Morin déclarait vouloir “rompre avec le passé”. Il l’a fait :
[Pour trouver des candidats de leur nouveau parti, le Parti Social Libéral Européen,] les deux chefs d’orchestre de l’opération, Maurice Leroy et Hervé Morin, ont donc dû bricoler. La liste du PSLE est étonnante. On y relève pas moins de cinq candidats portant le patronyme de "Morin", dont la propre épouse du nouveau ministre de la défense, Catherine Broussot-Morin, candidate dans les Hautes-Pyrénées. Lui-même se représentte dans l’Eure. Julien Morin est candidat en Seine-Maritime, Lisa Morin à Paris et Philippe Morin dans le Pas-de-Calais.
Outre Maurice Leroy, candidat à sa propre succession dans le Loir-et-Cher, se présentent également Bernard Leroy dans l’Eure et Philippe Leroy dans le Nord. […]
Là ne s’arrêtent pas les surprises. Les collaborateurs du groupe UDF sortant de l’Assemblée nationale ont aussi été mis à contribution. Alexandre Fontana, l’ancien attaché de presse qui a suivi son patron au ministère de la défense, se présente dans la Creuse. De même que Véronique Bucaille dans l’Ariège, Drifa El Harouat en Haute-Vienne, Muriel Montero dans le Nord ou encore Damien Abad dans les Yvelines. Même les deux chauffeurs du groupe, Marc Bisson dans le Lot et Pascal Fiaut dans le Tarn, ont été enrôlés.
Il faut rappeler que l’enjeu est purement financier, puisqu’il faut au PSLE au moins 1% des voix dans 50 circonscriptions pour obtenir 1€ par voix obtenue pendant toute la durée de la législature.
Oui, vraiment, voilà une belle manière de faire de la politique autrement.
Au JT de France 2, les députés ex-UDF sortent d’une réunion avec Sarkozy. Pujadas précise que la réunion a dû être productive, au vu de leurs commentaires dythirambique.
D’ici quelques heures, c’en sera acté : ils rentreront au gouvernement, contre leur ralliement à la majorité présidentielle et au renoncement de leurs valeurs proclamées pendant toute la campagne. Ca n’est pas cher payé.
Comme le montre l’image, c’est prix bas toute l’année , pour Maurice Leroy comme pour Sauvadet, Morin & co.

Député centriste de Côte-d’Or, François Sauvadet a déjà annoncé son « intention de se situer dans la majorité présidentielle », en assurant qu’« une très large majorité de députés » UDF sont sur la même ligne que lui.
Edouard, pourtant ancien adhérent à l’udf, me parlait de ces gens là comme de traîtres. Certainement excessif.
En tout cas, clairement, le porte-parole de l’udf qui se déclare dans la nuit suivant le second tour aussi clairement … avec des amis comme ça, Bayrou n’a plus besoin d’ennemis.
Cela dit, il est bien évident qu’il est plus important de conserver son siège de député - maire - vice président du conseil général, que de continuer à défendre les idées dont on a été le porte-parole pendant 5 ans.