autrefois c’était une banque privée la société générale, vous vous souvenez ? Donc si la privatisation a conduit à des dérives pareilles, il faut reposer la question de la responsabilité de l’Etat
Au delà de l’oubli bien commode du scandale (comparable en termes financiers) du Crédit Lyonnais, encore nationalisé, et renfloué par les citoyens français, l’ensemble de l’intervention de Ségolène Royal ce jour est scandaleux d’amateurisme, populisme, irresponsabilité.
L’ensemble s’écoute ici, sur France Info
Dimanche, dans l’émission « Vivement dimanche » présentée par Michel Drucker, Ségolène Royal avait évoqué leur séparation, insistant sur la souffrance d’avoir été « trompée » par son compagnon et le soulagement de se sentir « libérée ».
[…]
Ségolène Royal avait fait connaître sa rupture dans la foulée des législatives de juin 2007, affirmant alors qu’elle n’évoquerait plus sa vie privée. Cochon qui s’en dédie...
Libération : Royal Hollande : séparation privée, querelle privée
Il y a quelques mois, j’écrivais :
Aujourd’hui, je suis, en conscience, convaincu que ni l’un, ni l’autre des candidats ne mérite ce poste, et même qu’ils y seront mauvais. Chacun pour des raisons qui leur appartiennent
Il ne se passe pas une semaine qui ne justifie a posteriori ma position, pas une semaine où je ne me dise que l’un plus que l’autre ne saurait représenter la fonction suprême.
Si Ségolène Royal perd cette élection, elle ne le devra qu’à une seule chose : une mauvaise campagne. Exactement comme Lionel Jospin en 2002. Ceux qui diront le contraire, et chercheront de fausses excuses (je sens venir le vote Bayrou gros comme une maison), se mettent le doigt dans l’oeil, comme en 2002
Dominique Strass-Kahn vient de rejeter la faute de la défaite de Royal aux électeurs qui n’ont pas voté pour elle au premier tour … mauvaise pioche.
merde, je recommence :
bon …
faut que je re-recommence.
Ou alors que je prenne le débat autrement … et si j’étais le seul à décider de l’élection, que seul mon vote compte ?
Ben …
Aucune idée. Strictement aucune.
Raaaaaaaaaaahhhhhhhhhhh !!!!!
Le débat de la gourde et du gourdin n’aura pas porté ses fruits pour moi, je suis toujours indécis. La seule chose qui est sûre est que je ne voterai pas pour Sarko : au delà du programme économique (et encore plus depuis que la gourde a annoncé une nouvelle taxe "pour les riches" hier soir), c’est bien la personnalité, les méthodes (même si je ne partage pas toutes les critiques) d’un homme que je refuse de cautionner par un vote.
Après tout, tout le monde s’accorde à dire qu’il ne pourra tenir ses promesses, il y en a eu trop, et trop contradictoires selon les publics. Donc la seule chose dont on est sûr est bien sa personnalité, sa manière d’agir et d’être.
La question reste donc ouverte … et je ne suis pas le seul, visiblement, dans ce cas là.
Depuis le soir du premier tour de la présidentielle, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal tentent de séduire les 6,6 millions d’électeurs qui ont voté pour François Bayrou, véritables arbitres du 2e tour. Mais jusqu’au scrutin de dimanche, ils avaient dit pis que pendre du candidat centriste et de son projet de briser le clivage droite/gauche. Voici un florilège des attaques lancées par les deux candidats contre François Bayrou.
Nicolas Sarkozy :
« Je l’ai toujours connu à droite, voici qu’il est maintenant à gauche, j’espère qu’il a demandé l’autorisation à ses électeurs. » (18 avril)
« C’est la caricature du cynisme et de l’opportunisme. » (12 avril)
« M. Bayrou est une création essentiellement médiatique. » (27 mars)
« Le principal, c’est de bien viser. Vous le croyez à droite, il est parti à gauche. Vous le croyez à gauche, il est parti à droite (...) Ce n’est pas comme ça qu’on dirige la cinquième puissance du monde. » (20 mars)
« On parle de l’élection de la présidence de la République, et ce n’est pas une question de sourire, celui de Mme Royal, ou de tracteur, celui de M. Bayrou. » (18 mars)
« Sa victoire conduirait à l’immobilisme dans un premier temps, à la crise politique dans un deuxième. » (11 mars)
Ségolène Royal :
« Il est assis entre deux chaises. Je ne sais pas si vous avez essayé de rester assis entre deux chaises, ce n’est pas très confortable. » (20 avril)
« Son "ni droite, ni gauche" masque l’immobilisme le plus absolu, le refus de dire clairement quelles sont les solutions qui seront apportées aux problèmes qui se posent au pays. » (27 mars)
« C’est une forme d’imposture. » (14 mars)
« Il cherche à brouiller les cartes. » (1er mars)
« La politique n’a rien à gagner dans le ramollissement des identités politiques. » (26 février)
dans Le Figaro
Visiblement les sorties de Kouchner et Rocard font mal au ps :
J’étais prêt à voter PS au premier tour s’il avait présenté un candidat crédible, mais là je voterai Bayrou sans hésitation, car c’est le seul qui peut nous éviter Sarkozy. Après, nous verrons bien ce que nous reconstruirons, et sur quels décombres. En attendant Bayrou toute !
Il y a quelques semaines, je suis passé d’un vote contre à un vote pour.
Un vote contre Sarkozy :
je l’ai fréquenté dans le cadre de responsabilités associatives, c’est un homme volontaire, doué, n’en doutons pas. Pour autant, ses approches ne sont pas aussi dénuées d’idéologie qu’il veut essayer de le faire croire ; il est (psycho?) rigide, et la volonté de faire avancer les choses passe après son objectif personnel : l’Elysée.
il a une conception trop saxonne de la société, voire trop étasunienne : “l’arrogance” de la France à l’ONU, la discrimination positive, les valeurs bushienne, etc …
sa dernière expérience au gouvernement, pour ne parler que d’elle, a été marquée par une stratégie du bouc-émissaire : les "bons français" contre la “racaille” de banlieue, les "bons français" contre les chauffards, les "bons automobilistes" contre les "mauvais motards" etc … je ne crois pas à sa volonté, ou même sa capacité à gouverner sans monter une partie de la France contre l’autre.
il sait trop bien changer de discours en fonction des circonstances, faisant mine de croire que l’électeur que nous (je) sommes oubliera (cf. point n°1) : edf, pour exemple.
J’avais été, un temps, impressionné par ChristineBoutin : la cohérence de son discours et de ses positions (bonnes ou mauvaises pour certaines, mais cohérentes !), et notamment ses positions sociales et humanistes (Semaines Sociales de France). J’espérai donc qu’elle irait jusque au bout de sa candidature, elle a préféré se rallier à Sarkozy.
Il faut bien le reconnaître, je n’ai pas toujours été tendre avec François Bayrou. Je me souviens de discussions passionnées avec mon beau-frère en 2002, je ne comprenais pas qu’il puisse faire ce choix là. Bayrou était pour moi, comme Hollande au PS, un type inssaisissable, mou, gluant comme de la gélée.
Puis en novembre dernier, il a fait un petit tilt. Je l’ai suivi, comme les autres, en me disant "ouaip, pourquoi pas, dans un TSS - Tout Sauf Sarko."
Et puis, il y a un mois, après l’avoir vu et entendu plusieurs fois à la télévision, notamment dans "à vous de juger", sur France 2, il m’a convaincu.
Bien sûr, ce n’est pas un vote débordant d’enthousiasme, juste un vote "raisonnablement" pour.
Quelques jours plus tard, je l’ai vu à Envoyé Spécial : le portrait était certainement complaisant, comme pour les autres, mais j’ai aimé le calme, l’écoute aux autres, le temps de la réflexion qu’il laissait voir (et je dis bien ’laissait voir’, sans savoir s’il s’agit de celle de l’homme ou celle de l’homme politique en campagne…). Mon “mmmmoooui, pourquoi pas ?” est devenu “oui !”.
Face au côté bondissant et "je sais tout" de Sarko, le côté cassant, autoritaire mais compassionnel de Royal, question image, je préfère le côté réfléchi, posé, attentionné, à l’écoute de Bayrou.
Je suis d’accord avec sa volonté d’une europe politique et démocratique (et non technocrate), c’était le sens même de mon vote contre le traité européen. De la même manière, je soutiens sa volonté de soumettre le prochain texte au référendum, simple respect des électeurs.
Je le rejoins sur son approche trans-parti sur les grands sujets de société, nécessaire pour susciter l’adhésion ; sur sa sociale-démocratie, qui s’inspire de revendications très actuelles :
La troisième génération […] a trois principales revendications : un juste salaire, l’intervention nécessaire de l’État afin de contrecarrer la libre concurrence et l’utilité des associations professionnelles pour défendre les intérêts des ouvriers (syndicats chrétiens).
Parce que je ne crains rien, étant plutôt un citoyen respectueux de la loi ; parce que je paye beaucoup trop d’impôts (en nombre comme en montant) ; parce que ma vie est confortable et privilégiée, j’en suis conscient ; bref, sur le seul plan de mes intérêts catégoriels, j’aurais du voter Sarkozy.
Sur le plan de la justesse, de la justice, je choisis Bayrou. Ce n’est sans doute pas le candidat parfait, mais c’est le meilleur à mon avis.
Aujourd’hui, le blog Machin vire orange !
A entendre et lire à droite et à gauche, Dark Vador n’est pas tant aimé que cela, et de plus en plus de votes sont statistiquement prévus pour Jar Jar. Même mécanique de l’autre côté, avec des anti-Leia farouches ou plus certainement des non-convaincus, qui trouve dans un Jar Jar, il faut avouer plutôt en verve et en perspicaces arguments, un candidat de choix, et une véritable alternative. Véritable, car on a bien compris, il faut cette fois éviter les votes « niches » et se prémunir d’un Jabba the Hutt au second tour
MatooBlog : la guerre des présidentielles
Je le relis pour la troisième fois, et je suis pété de rire ![]()
Dans l’Express, Michel Rocard :
J’ai trois raisons de me méfier de lui.
D’abord, ce ministre de l’Intérieur aime, électoralement, que la police se voie. Or la police ne travaille bien que quand on ne la regarde pas ! […] C’est parce qu’il est fait de cette manière que Nicolas Sarkozy a involontairement mis le feu à la banlieue. Je pense que cela se reproduira et qu’il nous mettra le feu partout…
La deuxième raison tient à l’influence diplomatique de la France. […] La France émerge en influence principalement à cause des amitiés que nous avons gardées dans toute l’Afrique et dans le Moyen-Orient. Or, après le ralliement obséquieux de Nicolas Sarkozy à George Bush, il suffirait qu’il soit élu pour détériorer d’un coup toutes ces relations ! L’idée même de son élection fait horreur à la plupart des dirigeants africains et à tous ceux du Moyen-Orient. Sarkozy est un luxe que la France ne pourra pas se permettre, il coûtera trop cher.
Enfin, je ne peux pas supporter un homme qui a tenté de s’opposer au gel du corps électoral de la Nouvelle-Calédonie pour des raisons électoralistes. C’était une parole de la France, engagée depuis plus de quinze ans. Que la France puisse se déshonorer une fois de plus, alors que ce conflit s’est ouvert sur un manquement à la parole donnée...
Voilà pourquoi je suis inquiet devant le risque, important, que Nicolas Sarkozy soit élu, et je mets en garde les Français : cet homme est un danger public.
Dans Courrier International, ces citations du journal O Estado de Sao Paolo :
Sarkozy :
“Un professionnel de la politique cruel, éloquent, démagogue et ironique.”
Ségolène Royal :
elle est entourée de "dirigeants socialistes généralement obèses, avec des têtes de notaires du XIXe siècle", ou encore "de chevaux de course fatigués qui savent tout et ne comprennent rien".
Quant à Bayrou,
[il] fait une entrée remarquée dans la presse internationale. Après le Financial Times qui, la semaine dernière, appelait quasiment à voter pour lui – après avoir lu attentivement les programmes des deux principaux candidats et constaté que l’on y trouvait que "du vieux et du très vieux" –, The Guardian trouve aussi du charme à ce "monsieur Tout-le-Monde qui a encore moins de charisme que le prochain Premier ministre britannique, Gordon Brown".
"Courrez chez votre bookmaker le plus proche", conseille le quotidien de centre gauche, "et pariez immédiatement tout votre argent sur le candidat de l’UDF, car il sera le prochain président de la République française".
Pourquoi tant d’assurance ? "Parce que la moitié du pays déteste Sarkozy et que l’autre moitié doute des capacités présidentielles de Ségolène Royal." Les chances de François Bayrou "sur qui personne n’aurait parié il y a encore quelques semaines" se sont sérieusement améliorées grâce à "la campagne d’autodestruction lancée par les socialistes et leur candidate".
Bah oui. C’est pas bien de me copier sans rien dire :p
[ Edit 20h20]
Et cette info, trouvé sur Le Point mais inaperçue ailleurs :
Trente "talents" socialistes ont, eux, fait défection au profit de François Bayrou, cible mouvante et montante qui inquiète tant à l’UMP qu’au PS.
Regroupés sous le pseudonyme Spartacus, chef des esclaves révoltés contre Rome, ils "revendiquent hautement" dans Libération leur soutien au candidat centriste "et aux idéaux de rassemblement et de redressement qu’il incarne".
"Seul François Bayrou incarne aujourd’hui l’esprit de courage, de responsabilité et de clairvoyance nécessaire pour redresser la situation en France", ajoutent-ils, estimant que le président de l’UDF est le seul à même de battre Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle.
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