On le connaissait comme rédac-chef d’auto-moto, mais il méprise totalement les motards. Il n’est plus à auto-moto, par voie de conséquence ?, mais arrive encore à écrire des conneries monumentales au nom de sa haine :
Les deux-roues sont donc victimes, mais ils sont aussi largement responsables. […] Ils se garent n’importe où (et c’est gratuit), sont en permanence en excès de vitesse (si vous habitez à Paris, regardez autour de vous, rares sont les deux-roues circulant à moins de 50 km/h), grillent des feux rouges, font fi des radars, oublient leur clignotant, prennent les sens interdits, doublent à droite, circulent sur les trottoirs, prennent les couloirs de bus, polluent plus que les voitures (2,5 millions de deux-roues consomment 1 % du carburant utilisé, mais émettent plus de 10 % des polluants), font du bruit (tendez l’oreille, on n’entend qu’eux), multiplient les doigts d’honneur pour vous faire comprendre, à vous les "caisseux", cyclistes et piétons, que la rue leur appartient... […]
Résultat, depuis l’essor du deux-roues motorisé, l’incivilité est devenue galopante. […] Résultat : un retour du refoulé meurtrier qui s’accélère en proportion du taux d’incivilités accepté venant des deux-roues.
Le Monde : Incivilités aujourd’hui, jungle demain, par Jean-Luc Martin
Le pire, c’est qu’il n’a peut être pas (totalement) tort :
Régulièrement, des personnalités du show-business s’offrent pour 150 euros une escorte de motards. […] nous avions été informés que des motards de la police nationale escortaient régulièrement des VIP entre Paris et les aéroports de Roissy et Orly, moyennant 200 euros la course.
Escorte du président
Épinglés par l’IGS, les deux motards de la [police] ne se contentaient pas d’accompagner les VIP. Affectés au groupe de nuit, il leur arrivait aussi d’escorter des dealers chargés de cocaïne. Jeudi, les deux fonctionnaires ont été mis en examen par le juge Philippe Jourdan pour "infraction aux stupéfiants et extorsion". Ironie du sort, il leur arrivait - comme le reste de leur groupe - d’escorter le président Nicolas Sarkozy. De manière tout à fait officielle cette fois.
lepoint.fr : Scandale chez les motards de la police
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TF1, qui n’a mis que 18.500 euros dans le capital de la chaîne à sa création, en 2006, réclame désormais 90 millions d’euros pour abandonner ses 50 % à l’État.
les autorités européennes, qui avaient accordé leur feu vert à ce mariage public-privé, avaient mis en garde contre le risque du rachat des parts de TF1 par l’État. Aux yeux de Bruxelles, cela reviendrait à une "aide indirecte" de l’État français à TF1. Rappelons que TF1 n’était entrée au capital de France 24 que pour empêcher cette chaîne d’émettre sur le territoire français, afin de ne pas faire d’ombre à LCI, la chaîne info payante du groupe TF1
Le Point : TF1 réclame 90 millions d’€ pour sortir de France 24
Ce que n’est plus un journaliste, ce qu’il est encore, ce qu’il pourrait être., par narvic
J’en connais quelques uns qui feraient bien de s’en inspirer … au moins pour commencer une réflexion qui se fait encore attendre …
Assises du journalisme à Lille ce week-end, qui semble donner l’occasion - enfin - d’une prise de conscience des journalistes sur la crise grave qui secoue leur profession … il était temps :
Après le forum du SNJ, puis celui du Synthec RP, tous ces forums sur l’avenir du journalisme semblent témoigner de la même chose :
la prise de conscience tardive par les journalistes que la situation est franchement grave pour cette profession : c’est une crise majeure.
une grande difficulté à en analyser les causes et les conséquences au delà du superficiel (sortir de “la faute à…”, “yaka, si on…”)
une sorte de paralysie, une stupeur, qui bride les énergies et l’imagination, et bloque toute réaction constructive (on en reste en permanence sur le mode dénonciation, lamentation, incantation).
Novovision : A Lille, stupeur et désarroi des journalistes
Les pauvres, il y a quelques jours encore, ils pensaient qu’il suffisait d’une charte pour tout résoudre. Alors que dans le même temps, après l’affaire du SMS, le Nouvel Obs publiait une fausse information caractérisée.
Etait-il juste de "punir" Nathalie Kosciusko-Morizet après sa sortie sur ses collègues ministres "lâches" ? Etait-ce une réaction machiste, qu’on ne verrait pas dans le cas d’un ministre masculin ?
Sympa le débat au grand journal de Canal, mais qui illustre les fautes et manquement du journalisme actuel : ils ont invités des personnes très sympathiques, ils ont donné plein de réponses, sauf que personne n’a répondu à la seule question qui vaille, la seule sur laquelle personne n’a cherché la réponse fouillée, argumentée, raisonnée : avait-elle raison, ses collègues Copé et Borloo se sont-ils comportés en lâches ?
Pour le coup, ce sont les journalistes qui se comportent - comme trop souvent - en lâches : ils laissent d’autres - des commentateurs extérieurs - prendre position sur l’affaire au lieu d’enquêter, de nous parler de leur vécu quotidien au contact quasi permanent avec les intéressés ; ils transmettent ce qu’on leur communique, au lieu de nous communiquer ce qu’ils constatent, ce qu’ils analysent, objectivement et en toute indépendance.
Bref, du bien petit journalisme, on les a connu meilleurs.
la video du matraquage du journaliste de France 2 :
on peut entendre nettement :
"on est journaliste, connard"
"on s’en fout"
Une image très parlante du débordement et de l’impréparation de la police.
Une enquête de l’IGS est en cours.
les réactions de la presse internationale :
“Au lieu de célébrer l’émergence de la Chine comme un pouvoir mondial, le trajet de la flamme s’est transformé en chemin de la honte”
The Independent
“ces événements sont un sérieux avertissement à Pékin : si vous voulez que vos Jeux se déroulent normalement, vous devez lâcher du lest au Tibet”
Le New York Times
“Quant aux conséquences que va avoir la présence de plus de 30 000 journalistes étrangers en Chine, au mois d’août, il est encore trop tôt pour le dire, écrit Time. Mais une chose est sûre, "ils [Pékin] ne s’imaginent toujours pas ce qui va leur tomber dessus"”
Le Times
“un sérieux avertissement à Pékin : si vous voulez que vos Jeux se déroulent normalement, vous devez lâcher du lest au Tibet”
El Pais
“ce feu est aujourd’hui hué et menacé d’extinction par des haies de manifestants pour qui il incarne désormais la répression des aspirations à la liberté des Tibétains et le musellement des opposants chinois.”
Le Temps
(via le Monde)
“Christine Ockrent, a jugé "humiliant" d’être "ramenée au statut de +femme de+" Bernard Kouchner.”(source AFP)
En même temps, c’est prêter le flanc à la critique que de se faire nommer de cette manière :
Il faudrait donc, suggère la ministre [Christine Albanel], un numéro deux qui soit un homme de l’art. Autrement dit, un journaliste.
Kouchner saute sur l’idée à la manière de Julio Iglesias : "Excellente idée !" […] Soudain, il s’arrête. […] "Oui, mais je ne peux pas. Ce n’est pas possible. […] Je ne peux pas lui demander ça... Ce serait parfait mais... Vraiment, elle serait parfaite, vu son expérience mais, vraiment, je ne peux pas lui demander ça."
Les conseillers ont compris que Kouchner parlait sans la nommer de... Christine Ockrent. […] Interloquée, Christine Albanel, du bout des lèvres, demande : "Tu veux parler de... Christine ?
Mais oui, […] Si je le lui demande, elle ne voudra jamais. […] "Mais toi, toi... toi, tu peux lui demander."
Le Point : L’histoire secrète de la nomination de Christine Ockrent à France Monde
Bon … c’est peut être humiliant d’être "femme de…", mais elle a quand même été nommée par son mari, celui qui est la tête du ministère qui pourrait (encore à trancher) être la tutelle de France 24.
En fait, elle a raison, Christine. Ce n’est pas du conflit d’intérêts. C’est du népotisme, littéralement.
Je pensais réagir à l’édito de Jean Daniel qui m’a fait tiquer sur plusieurs points.
Et (de)puis, il y a eu ça, plus de 160.000 pages sur le sujet.
Et puis aussi, j’ai reçu un mail gentil.
gentil tout plein, mais comme il fallait pas.
Alors j’ai pas envie. Enough is enough.
une candidature qui vaut bien une fermeture des frontières. même si on est pas d’accord.
NY Coste : Dear John
ce que j’aime bien avec Apathie, sur Canal comme sur son blog, c’est qu’il ne ménage ni sa peine, ni son énergie … ni son ton quand il a quelque chose à dire ![]()
Ainsi lorsqu’il répond à Rama Yade qui s’indigne de l’absence de morale :
Il n’y a plus de morale, personne ne recule devant aucune bassesse, aucun scrupule, personne n’a rien appris
(Non, elle ne parle pas de Sarkozy, même si les évènements de ces derniers mois - et l’épisode exemplaire du style - pouvaient le laisser penser).
qui porte la responsabilité de la situation ? Celui qui fait ses choses inédites ? Ou ceux qui les relatent ? Parler de la vie privée d’un homme public ne correspond pas forcément, ni chez moi ni chez beaucoup de journalistes, à une irrépressible envie. Dans l’échelle de l’importance qu’ont toutes choses, mariage et remariage, divorce et sms, bisous et bijouterie, ont un intérêt moindre que l’augmentation des petites retraites, la capitulation devant les taxis, la presque capitulation devant les débits de tabac, le déficit budgétaire ou, fin du fin, la prochaine probable future bombe nucléaire iranienne. En même temps, le journalisme est un métier, pas un passe temps. Ce qui se produit doit être restitué. Par exemple, quand un président de la République célibataire visite Eurodisney au bras d’un top model qui chante, c’est fatalement, indubitablement, une information. En France, un seul organe de presse a choisi de passer ce fait sous silence. Ce n’est pas lui, professionnellement, qui a eu raison. A partir de là, la machine s’est emballée. La love story a été couverte, largement couverte, d’autant plus largement couverte que le principal acteur lui même a encouragé la presse à le faire. Pour ne prendre que des exemples récents, quand le président visite le site sidérurgique de Gandrange, lundi, il évoque par périphrase son mariage survenu deux jours et quand il est à La Rochelle, le mardi, pour le train supersonique d’Alsthom, il dit son amour de l’Italie. Mettre un sou dans la machine tous les jours n’est pas le meilleur moyen de la calmer.
Jean Michel Apathie : Le charognard vous salue bien
ça dépote ![]()
“Peut être le plus grand courage moral de ces trente dernières années”
Ca c’est de la propagande, à écouter-voir, d’un universitaire américain, sur les différences entre Clinton et Obama.
(attention, long, et en anglais, of course) (via le blog du Richard Hétu)
Quand les douaniers sont plus dangereux que les hackers
Fouille, et parfois confiscation, des ordinateurs, téléphones, lecteurs mp3.
"It’s one thing to say it’s reasonable for government agents to open your luggage," said David D. Cole, a law professor at Georgetown University. "It’s another thing to say it’s reasonable for them to read your mind and everything you have thought over the last year."
C’est une chose que dire qu’il est raisonnable pour les fonctionnaires d’ouvrir vos bagages.
Mais c’en est une autre que de dire qu’il est considéré comme acceptable qu’ils lisent vos pensées et tout ce à quoi vous avez pensé dans les 12 derniers mois.
Vivement que l’Amérique de Mr Bush se termine.
Valeurs Actuelles, journal de droite affirmé, décomplexé, tout ce qu’on voudra (et même pire pour certains) est un hebdomadaire que j’ai souvent - et je continue - apprécié pour la rigueur de ses réflexions … une fois passé le parti-pris idéologique, bien sûr ![]()
Son blog ne souffre pas des mêmes qualités, au contraire. Il suffit de parcourir les archives pour se rendre compte de la mauvaise foi dont usent et abusent les journalistes - peut être pour se défouler de ce qu’ils ne font habituellement pas dans l’hebdo ?
Anyway … Intéressant à lire, en ce qu’il représente la frange de l’électorat la plus droitière - au sein de la droite "classique". Et leur analyse sur la chute de popularité de Sarkozy vaut le coup d’œil, ils ne l’attribuent pas au côté bling bling ni à la seule question du pouvoir d’achat :
Moins cartésiens qu’ils ne le furent, les Français le demeurent sans doute suffisamment pour ne pas goûter indéfiniment qu’on leur dise, sur tout sujet, une chose et son contraire : qu’on prétende sauvegarder l’identité nationale tout en "relançant" l’immigration ; qu’on assure avoir entendu leur refus de la Constitution européenne, et qu’on convoque le Parlement pour l’adopter sans leur aval ; qu’on dise vouloir en finir avec mai 68 pour afficher un style de vie qui semble obéir au "jouir sans entraves" de Cohn-Bendit et de ses amis ; qu’on proclame les racines chrétiennes de la France au moment précis où on lance un projet de divorce express et où l’on s’apprête à mettre fin à l’interdiction du travail le dimanche ; qu’on dise vouloir en finir avec la domination intellectuelle de la gauche, et qu’on aille confier la réflexion sur la modernisation de la France au sherpa de François Mitterrand