A une époque, il fallait mettre du Florence Foresti pour faire monter les stats, même Ron l’infirmierWilliam Rejault s’y mettait. Alors : Florence Foresti en Amy Winehouse
Le nouveau maire d’Aulnay-sous-Bois, Gérard Ségura, qui avait promis l’abandon du vote électronique durant sa campagne, a fait inscrire ce point au conseil municipal du 15 mai. On appréciera la valeur du symbole, puisque le précédent maire avait fait équiper la ville sans débat, laquelle s’en débarrasse après qu’on a donné une chance à ses citoyens d’en débattre démocratiquement.
Padawan : Aulnay s/ Bois abandonne le vote électronique
So creugnon
C’est con, mais j’ai pissé de rire
Le début de la fin
John Edwards, le colistier de J.Kerry en 2004, candidat malheureux aux primaires 2008, apporte son soutien à Barack Obama. Et ses 16 délégués (qui restent libres de faire un choix différent - peu probable).
Anecdotique ? Pas tant que ça. Son ralliement à un candidat était attendu, réclamé, depuis plusieurs mois (tout comme celui d’Al Gore, qui se réserve encore). Plus encore, avant Hillary Clinton, il s’est fait le champion de cette partie de la population qui manque cruellement à Obama : les ouvriers et les "petites gens".
« Les électeurs démocrates ont fait leur choix. Moi aussi. S’il est un homme qui sait que le temps est venu de créer une Amérique unie et pas deux, c’est Barack Obama »
Le début de la fin. Il ne reste plus qu’à Hillary Clinton de trouver le moyen de se retirer en beauté, sans doute après la dernière primaire du 3 juin prochain ?
En fait, la partie Réflexions (part 3) est déjà loin derrière, elle s’est concrétisée samedi, à l’arrivée, quand j’ai remis ma lettre de candidature
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au Président du Conseil d’Administration.
J’imagine que ça n’a pas été une véritable surprise pour lui, il connaissait mon intérêt, je lui avais déjà posé des questions, il y a longtemps.
Je m’attendais à ce que ma présentation donne lieu à un véritable tir de barrage, à ce que ça soit vraiment difficile. A part une belle peau de banane - c’est marrant comme elles viennent toujours de personnes qu’on imagine même pas - ça n’a pas été si terrible que ça. C’est sûr, je m’étais plutôt bien préparé, mais j’ai presque trouvé ça … indolore, presque plaisant
On m’a dit que j’avais été pas trop mauvais (seulement "pas trop mauvais" ??? une histoire de chevilles, sûrement ), et c’est vrai que les autres candidats ne donnaient pas l’impression d’avoir eu une réflexion politique sur leur candidature. C’était bien parti, même si jusqu’au bout, il y avait une possibilité que je ne sois pas élu. Je m’y suis accroché, jusqu’au moment où, vers 3h du matin, le président a annoncé les résultats.
Je suis descendu vers l’estrade en regardant mes pieds, mais je souriais. Un mélange de fierté et de bonheur, d’y être arrivé. Une fois à la tribune, j’ai retrouvé une vague sensation connue, mais l’ambiance était différente de la première fois.
Les perles de ce week-end, quand même :
“je vais voter pour toi, enfin un mec de gauche au CA” (parce que j’avais cité le débat "Economie sociale vs. Capitalisme" )
“Je te félicite Machin … tu as été très bien élu, comme moi la dernière fois” par un spécialiste du déni de démocratie “J’espère que ma réponse te convient, mais si c’est pas le cas, j’espère que tu vas pas m’emmerder jusqu’à ce que je t’en donne une qui te fasse plaisir” (ça c’est de moi mais je la reprends vu comme elle a fait école )
“Je suis contente que tu sois au CA, tu fais partie des gens qui vont statuer sur mon cas” (arrrgh …)
Pour le reste … Un autre chapitre de mon histoire qui s’ouvre, on va voir ce qu’il contient.
On est parti mercredi soir. Petite étape dodo en Bourgogne, puis autoroute jusqu’à Saint Etienne. Puis la nationale 88, forcément très roulante et donc pas vraiment drôle, mais des paysages magnifiques, histoire de nous mettre en bouche.
Déjeuner au milieu d’une troupée de motards au Puy en Velay, et on a repris la route, direction Alès. Une départementale absolument magnifique, pleine de virolos et de pif-paf dans tous les sens, même pas une ligne droite pour reprendre souffle ou mettre gaz pour les bourrins.
Non, plus de 100km de paysages à couper le souffle, tout ça à 60/80 km/h maximum, en prenant un pied d’enfer.
Les cousins motards du Québec et du GMC (Gai Moto Club) décrivent le relevage de moto par écrit et en video, en oubliant pas le conseil essentiel que je n’avais pas cité ici :
Embrayez la moto ou, si c’est possible, attachez le frein avant avec une courroie ou tout autre objet semblable pour barrer la roue avant. Si la moto est tombée du côté droit, mettez la béquille.
Je supposerais qu’en québécois, le "embrayez la moto" se traduirait en français métropolitain par "passez une vitesse" , ce que de toute façon je préfère au fait de bloquer une des roues (par une courroie ou un U).
C’était il y a quatre ans, je venais d’être élu, j’avais présenté ma candidature en dernière minute, en réaction à des orientations qui ne me plaisaient pas, des candidatures dont les motivations étaient, je le pensais et le pense toujours, au mieux maladroites, au pire dangereuses.
En dernière minute, le club moto (gay) dont j’étais jeune adhérent avait accepté de soutenir cette candidature. J’espérais que cela passerait inaperçu, bien sûr, ce ne fût pas le cas. Je devais le savoir, ayant pris soin de me saoûler consciencieusement la veille, en compagnie d’amis.
Je me suis donc retrouvé à faire un coming out improvisé devant 500 personnes, dont j’en connaissais quelques unes, mais qui toutes (ou presque) savaient qui j’étais, grande gueule que je suis. J’étais un peu flageolant, tout autant saisi par le moment que par les relents d’alcool qui circulaient encore dans mon sang
Quelques jours après, j’ai reçu ce mail, d’une touchante maladresse :
[…] Si je suis un hétéro convaincu (levons tout risque d’ambiguïté… !), je suis aussi très impressionné par ton courage et de fait, très fier d’avoir un
homo comme toi dans mon entourage.
Merci pour l’émotion qu’a su susciter ton élection. Notre mouvement n’est pas faite que de beaufs et c’est rassurant.
Ah, ce fameux "risque d’ambiguïté" tellement hétéro, cette fierté "d’avoir un homo comme toi dans mon entourage" … quel meilleur moyen de montrer inconsciemment toute la gêne que l’expéditeur, et d’autres bien sûr, ont dû ressentir à voir de manière totalement différente une personne qu’ils connaissaient depuis longtemps
J’aurais pû être l’ami qui fait la fierté dans son entourage, je n’étais que "l’homo dont on est fier" … fier mais pas trop non plus, levons tout risque d’ambiguïté.
Rien de bien méchant, rien de bien exceptionnel, beaucoup d’homosexuels l’ont déjà vécu. C’était juste un message de félicitations, sincère mais odieux.